PPRI: Quézaco?

Le Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRI) fait l'objet d'une étude sur
Montbard depuis 2006. Nous en sommes à la phase de concertation qui précède
l'enquête publique où toute personne pourra faire remonter ses remarques en
mairie et peut d'ores et déjà y consulter les documents (note de présentation
et plans).
L'établissement d'un PPRI est obligatoire et réglementé.
Notre asso était présente à la réunion publique de concertation qui s'est tenue le 14 octobre.
En voici le compte-rendu:
Après un exposé clair et technique où des représentants de la DDE ont expliqué
comment avaient été établies trois cartes de Montbard:


simulation

carte des aléas
* une carte des aléas qui représente l’état de Montbard d’après des relevés de crues lors des inondations précédentes (l'aléa est le facteur naturel à l'origine du risque)

carte des enjeux
* une carte des enjeux localisant les bâtiments selon leur catégorie (habitats, commerce, industries, activité artisanale, administrative, santé, sécurité… ).

carte des risques
* En croisant les cartes d'aléas et d'enjeux est obtenue: la carte des risques.

Cette dernière établit un zonage: la zone rouge (risque majeur avec une
hypothèse d'un mètre d'eau et de fort débit; cela classe la zone rouge comme
inconstructible et avec des normes de réaménagement contraignantes).
La zone bleue est inondable mais avec un risque moyen à faible, la zone blanche
est au sec.
La méthode est scientifique et mise en œuvre par des ingénieurs hydrauliciens.
C'est une crue de référence (la plus forte du passé, soit celle de 1866) qui sert à
établir le lit d'expansion majeur de la rivière. Ensuite, des statistiques sont
calculées en prenant en compte d'autres paramètres: nature des sols, végétation,
pluies...
Quand on est Montbardois le fait que certaines zones bien connues soient
inondables ne choque pas: la mémoire des crues est bien conservée (repères sur
les façades, photos...). La plus importante de ces dernières années s'est produite
en mars 2001 (débit de 130 m3/seconde), la crue de référence de 1866 est
estimée à 240 m3/s.
La plupart des personnes dans l’assistance étaient des riverains de la Brenne
régulièrement inondés, elles venaient aussi dans l’espoir qu’une solution pourrait
être proposée afin de faire baisser la fréquence des crues mais il n'y a aucune
recette miracle! On peut juste diminuer notre vulnérabilité par l'établissement du
PPRI justement et concrètement en veillant à éviter les embâcles (arbres, débris
gênant l'écoulement) et en prévoyant des prairies d'expansion pour le trop plein.
Quant au bâti existant sur les terrains inondables, cela implique une nouvelle
réglementation à prendre en compte par les propriétaires. Un bien devra faire
l'objet d'une expertise, notamment au moment d'une transaction immobilière
(financement annoncé par le Sirtava, syndicat gérant le bassin de l'Armançon, à
confirmer; coût: env. 400 €); des travaux devront peut-être être engagés sur les
conseils de l'expert (subventions possibles, pas de frais au dessus de 10% de la
valeur du bien) .


risques sur saint Roch

Le développement de la zone st Roch est particulièrement conditionné par le PPRI.
En clair, cela veut dire: pas de logements et des surcoûts importants lors de
travaux de remplacement du bâti existant: par exemple, on peut surélever d'un
mètre la construction mais il faut prévoir l'accès aux personnes à mobilité réduite.
Les règlements permettent une extension d’un bâtiment mais par un jeu de vases
communicants (un commerce cède sa superficie par exemple), la surface bâtie
actuelle ne peut être dépassée.
Nous vous conseillons la visite des sites suivants :
prim
vigicrues.ecologie
préfecture de Bourgogne
DIREN
Sirtava, bassin de l'Armançon

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